photo : building steam
Le désert est un rêve.
Survivant du désert, il reste tout autant mystérieux. Le sable a transpercé ma peau et je reste à jamais marqué par son étendue.
Je suis sec à vie. Je ne lui ai laissé aucune trace d'eau ni de sel.
J'ai bu le mezcal en Europe pour me rappeler son odeur. Rien à faire.
Je suis marqué pour toujours. Je sais que je dois y retourner.
La route qui le traverse est un tatouage sur mes rêves.
Le désert n'a aucune frontière. Il ronge les villes et les routes. Recouvre les constructions de sable.
Il est vrai.
Le désert n'a aucune frontière. Il ronge les perceptions et les certitudes.
Je pense à la perspective.
Celle de la mine d'or.
Son silence est vertigineux.
Je n'ai jamais connu une absence de sons aussi violente.
Le vide est une mélodie parfaite et ennivrante
Enjoy the silence