Je dors à quelques kilomètres du fleuve.
J'entends parfois les sirènes des ferries qui débarquent des centaines de touristes empruntant ma rue à la découverte du coeur de la ville.
Je rêve parfois des lumières multicolores du quai, balises m'indiquant le retour lors des soirées alcoolisées au bar de la petite place.
Si je longe ces quais, je parviens au bassin. Lieu irréel, thêatre de notre dernier diner. Celui où je lui faisais découvrir mon refuge de création. Je me rappelle qu'elle avait ôté son pull, en plein hiver. Il ne s'était rien passé. Je ne l'aimais pas.
Toi, tu habites loin du fleuve.
Pourtant, je t'imagine déjà.
Dis moi HARMONICA et je te présente le fleuve.